Télésanté

La télémédecine et la télésanté donnent lieu à des expérimentations dans de nombreux pays, car elles peuvent contribuer à une optimisation des soins, au domicile des patients ou dans des bassins de vie où la ressource médicale s’avère insuffisante, compte tenu de la situation géographique ou de la démographie des professionnels de santé. Or il est manifeste qu’existe en France un certain nombre de freins à l’industrialisation et à la généralisation de la télémédecine et de la télésanté...

Syndicats impliqués

Plus particulièrement, dans le domaine de la télésanté, la FIEEC regroupe les industriels des technologies médicales (SNITEM), des composants électroniques (GIXEL/SITELESC), des logiciels (AFDEL) et de la domotique (IGNES).

Les impératifs

La télésanté est un sujet qui doit impérativement être placé dans une logique de stratégie industrielle dans la mesure où elle répond à une demande sociétale forte et à des déterminants (notamment démographiques) incontournables. Il en découle que :

  • Le temps des expérimentations  est révolu : il faut désormais créer les conditions du développement de la télésanté sur le territoire, puis à l’exportation.
  • Les défis à relever, notamment le vieillissement de la population, obligent à penser la télésanté dans une optique globale (du maintien à domicile des personnes fragilisées ou dépendantes aux interventions médicales proprement dites). La condition sine qua non du développement de toutes ces applications (de la domotique à la télémédecine) est la mise en place d’infrastructures électriques et numériques (très haut débit) fiables et sécurisées, sur l’ensemble du territoire. Ainsi, le maintien à domicile des personnes dépendantes ou fragiles, ou leur hospitalisation à domicile ne se développeront pas si la chambre (et l’ensemble du logement) du patient est dépourvue de prises électriques et numériques permettant à ses appareillages de fonctionner et de transmettre des données.
  • Il faut profiter des initiatives nationales telles que le grand emprunt, les états-généraux de l’industrie et la Conférence Nationale pour l’Industrie (CNI)  pour inscrire la télésanté dans le cadre des futurs programmes de stratégie industrielle. A ce titre, Joël Karecki (Vice-Président de la FIEEC) co-pilote le groupe de travail dédié à la télésanté du Comité Stratégique de Filière « Industries de Santé » de la CNI.
  • Il faut intégrer dans ces réflexions une dimension européenne. L’organisation européenne Orgalime a ainsi intégré la télésanté comme un « lead market » dans un rapport cosigné avec la Commission européenne (rapport Electra). La FIEEC a par ailleurs mené, en 2010, en partenariat avec le Ministère de la Santé (ASIP Santé) une grande étude comparative européenne pour analyser les applications de télésanté déployées industriellement par nos voisins et tenter d’en déduire les facteurs clés de succès et les freins. Cette étude a permis notamment de démontrer que le retard de notre pays n’est pas encore irrémédiable, à condition de mettre rapidement en place une stratégie industrielle pour déployer la télésanté en France. Dans ce contexte, et compte-tenu de ses atouts industriels, de recherche et médicaux, la France pourrait jouer un rôle industriel majeur au niveau international pour ce marché du futur que constitue la télésanté.

Opportunités

Les opportunités industrielles dans ce domaine sont très importantes :

  • Les industries à valeur ajoutée technologique sont prêtes à investir dans ce marché du futur, et à y créer de la croissance et des emplois.
  • Le savoir-faire industriel - résultant aussi bien de grands groupes internationaux que de PME hyperspécialisées - et la qualité de la rechercheainsi que du système de soins en France positionnent favorablement nos entreprises dans la compétition mondiale.
  • Le vieillissement de la population et la demande accrue en soins créent une demande soutenue, durable et mondiale (potentialités importantes d’exportations) pour des technologies qui peuvent améliorer l’efficience (rapport qualité de la prise en charge des patients / coût) du système de soins français, par ailleurs menacé d’asphyxie.

Les solutions proposées par nos industries

La France peut briguer un leadership mondial dans ce domaine à condition que :

  • un pilotage public / privé soit mis en place pour le développement de la télésanté (l’émiettement des projets et des responsabilités est un frein majeur). L’ensemble des acteurs concernés doivent prendre part à ce pilotage (différents ministères concernés, industriels, professionnels de santé, associations de patients,…) ;
  • le cadre juridique de la télésanté soit clarifié par des textes spécifiques dans la lignée de la loi HPTS : des investissements majeurs ne sont pas concevables sans un contexte juridique suffisamment clair (responsabilités, conditions d’exercice,…) ;
  • l’interopérabilité des systèmes développés soit optimale : il s’agit que les informations puissent être transmises et utilisées, grâce à des formats conformes aux travaux de normalisation internationaux en cours, dans chaque élément de la mosaïque complexe des applications de télésanté, et  ce, dans des conditions maximales de sécurité et de confidentialité ;
  • Les freins culturels à la télésanté soient levés par un renforcement de la formation des professionnels  et la sensibilisation du public.

Présentation de la Conférence « Télémédecine et Télésanté en Europe » - FIEEC et ASIP Santé

Présentation du Docteur MÜLLER-BARNA, Klinikum Harlaching de Munich - TEMPiS

Présentation d'Olivier MARCHESINI, PORTAVITA - Digital Logbook

Présentation du Dr Leonard WITKAMP, Pays-Bas - KSYOS

Présentation d'Anne DICHMANN-SORKNAES, Universitaire d’Odense au Danemark - COPD Briefcase

Présentation de Madame Randi LAUKLI, Hôpital Universitaire de Tromsø, en Norvège - NST